Qui a pleuré, la mère ou la fille ? (rentrée scolaire)

Ce matin c’était la rentrée pour La Sauterelle !
J’ai mal dormi, La Sauterelle elle, a ronflé toute la nuit. Nous nous sommes levés tôt pour ne pas être en retard. J’avais consciencieusement préparé ses affaires pour ce grand jour, de la culotte au foulard ! Elle a déjeuné moi rien, elle a chanté moi rien, j’avais mal au ventre.

Arrivé devant l’école j’avais la gorge serrée, nous avons rencontré la maîtresse (qui me semble très sympa) et nous avons demandé à La Sauterelle si elle voulait que l’on reste un peu ? Elle nous a dit « NON » et a commencé à jouer avec une copine.

Avec mon mari nous sommes sorties de la classe, nous avons rejoint la rue et j’ai pleuré, j’ai vidé toutes les larmes que j’avais accumulé depuis la veille ! Mon bébé est une grande fille.

En faite, je pense que la rentrée des classes traumatise plus les parents que les enfants 😉

Bye, Bye Sucette !

Hier soir nous étions en voiture avec la Sauterelle ( 3 ans) quand elle me dit :

"Maman, ce soir je jette ma sucette, je suis prête"

Pour info la sucette et la Sauterelle c’était quand même une GRANDE histoire d’amour, elle ne l’avait que pour la sieste et la nuit mais elle ne pouvait pas s’en passer et se réveillait parfois pour la chercher.

Je lui ai dit que pour ses 3 ans, le Père Noël (son idole) viendrait récupérer toutes ses sucettes (c’est pas bien de mentir). Le jour de ses 3 ans, j’ai pas pu toutes les jeter et j’en ai laissé une seule en lui disant que le Père Noël l’avait sûrement oubliée et qu’elle pourrait la jeter à la poubelle quand elle se sentirait prête.

Nous voici donc le jour où La Sauterelle est « prête » !

Même pas dépassé le seuil de la porte, elle monte sur son escabeau, attrape sa sucette et me lance un « regarde ! », elle ouvre la poubelle avec son pied et jette sa sucette d’un air vainqueur ! La voici repartant dans sa chambre avec les mains sur les hanches toute fière d’elle !

Vient le moment du coucher et là c’est LE DRAME.

  • Ma sucette, ma sucette, je veux ma sucette ! 
  • Mais Mimi c'est toi qui a décidé de la jeter !
  • Oui mais je suis pas vraiment prête.
    (tout en pleurant et en réveillant sa sœur qui dormait déjà.)

Corbis

Je me dis qu’il ne faut pas que je cède, je la console et lui propose de lui lire une histoire. Elle se calme et tombe comme une masse dans le sommeil… J’avoue que le fait que mon mari ne soit pas présent a facilité la chose car il aurait été capable de céder (il ne supporte pas d’entendre pleurer sa progéniture).

Je pense qu’elle va me la réclamer encore 2 ou 3 nuits et puis ce sera gagné !

Et vous la sucette, à quel âge il ou elle s’en est séparée ? Est-ce que ça a été le drame ?

La vie ne tient qu’à un fil_____

Dimanche soir Zébulonne est grognon, elle ne veut plus manger et chouine beaucoup. Je vous avoue que depuis qu’elle est née je ne l’avais jamais entendu se plaindre et surtout je ne l’avais jamais vu ne pas manger, la bouffe c’est sa passion.

Je me dis qu’elle a chopé le virus de sa sœur (nez qui coule, fièvre pendant 24h…), en ce moment tous les gamins sont malades !

La nuit n’est pas terrible elle me fait des pointes de température à plus de 40°, je déshabille, j’hydrate mais rien n’y fait.

Le lendemain je la trouve vraiment pas bien, direction le docteur qui me dit qu’elle a effectivement du choper un virus qui traîne et que je dois surveiller que son état ne se dégrade pas. OK je vais quand même bosser et ma mère garde les filles.

Appel de ma mère à 16h, Zébulonne ne s’est quasiment pas réveillée, elle ne bouge quasi plus et a le regard vide et la fièvre ne tombe pas. Je téléphone à mon docteur qui m’annonce que je dois me rendre sans tarder aux Urgences.

Aux Urgences, je passe bizarrement devant tout le monde, je sens quand même un peu de tension… On l’ausculte dans tous les sens, elle ne bouge pas, elle est assommée par la fièvre. On me dit qu’on va lui faire une prise de sang, un prélèvement d’urine, qu’on va lui poser une perf’ de réhydratation et qu’on va lui faire une PL.
« Pardon, PL ? », « Ah oui excusez-moi Ponction Lombaire« …. Je commence à stresser, personne ne prend la peine de me dire pourquoi.
Je pose tout de même la question et on me dit que c’est pour mettre de côté le risque de méningite !
Mais elle n’a que 7 mois ma Zébulonne, elle est toute petite.

L’acharnement commence, 4 essais de prise de sang, ses veines éclatent à chaque essai. L’infirmière commence à regarder pour piquer sur le crâne. Mon mari lui demande de passer la main à une de ses collègues car il ne souhaite pas qu’on pique sur la tête de notre bébé. Mon mari a les larmes aux yeux, j’ai peur.

Après lui avoir défoncé les bras, une infirmière un peu plus âgée réussit du premier coup a faire la prise de sang dans une petite veine de la main… Ouf’ !
On lui place une poche pour récupérer son urine et on commence à la préparer pour la PL.

On me dit que cette intervention est stérile et que je ne peux pas y assister.
Mais elle n’a que 7 mois ma Zébulonne, elle est toute petite.
Elle ne bouge plus, pousse de petits gémissements, tout s’accélère d’un coup.

La PL est faite, dès que la porte s’ouvre je la serre dans mes bras, j’ai peur de la perdre elle est si petite ma Zébulonne.

On lui installe la perfusion pour la réhydrater, on lui installe des machines autour d’elle pour contrôler sa respiration, sa tension, son cœur. On lui met des petits tuyaux dans les narines pour qu’elle respire mieux.
Mais elle n’a que 7 mois ma Zébulonne, elle est toute petite.

Voici enfin le médecin qui arrive avec son diagnostic, j’ai le ventre qui se tord, mon mari me serre la main.
« Et bien après analyse ce n’est qu’une grippe. Votre fille a du mal a gérer la fièvre nous allons donc la garder cette nuit et nous ferons le point demain. »

Je retrouve ma respiration, et de soulagement mes larmes coulent. Je ne vais pas perdre ma Zébulonne, on va la soigner, elle va guérir.

J’ai donc passé la nuit avec elle, je n’ai pas fermé l’œil, je l’ai surveillé, câliner. Je lui ai beaucoup parlé et je lui ai dit que tout ce qu’elle avait vécu aujourd’hui était pour son bien et que maintenant c’était terminé.

Après avoir digéré, j’ai eu l’impression que la vie ne tenait qu’à un fil et que je pouvais perdre ma Zébulonne en un rien de temps. D’une seconde à l’autre ont peut basculer dans le drame et d’une seconde à l’autre on peut être soulagé.
Les traitement ont été violents mais nécessaires pour écarter toutes maladies graves.

Pour finir cette journée de lundi, ma mère qui gardait La Sauterelle me téléphone et m’annonce que ma petite Sauterelle était pleine de boutons et que la varicelle s’était déclarée… Je pense que dans 15 jours c’est Zébulonne qui y passe !

Vivement l’été moi je vous le dis !