Ce dont je me souviens

souvenirJ’ai beaucoup de mal avec mes souvenirs d’enfance, ça remonte par flash est généralement ce sont des situations où j’ai eu de fortes émotions. Je n’arrive pas non plus à me souvenir de l’âge que j’avais.

Les rares souvenirs qui me reviennent sont confus, je n’ai ni le début ni la fin de la situation juste des moments, des flashs mais bien ancrés :

  • L’immense Girafe du zoo qui penche sa grande tête vers moi et je me revoie courir avec ma sœur, une amie et son frère en criant !
  • Quand ma mère me grattait le dos le matin.
  • Des gifles « méritées » pour certaines et injustes pour d’autres. Je revenais du ski et en sortant de la salle de bain ma mère me gifle ! Stupéfaction… Elle me dit que je me suis maquillée avec sa poudre… et que je n’ai pas le droit d’utiliser son maquillage. Je ne m’en suis pas mis, j’ai juste pris des couleurs au ski. Je me souviens de la frustration, de l’injustice !
  • Des bastonnades, disputes, crêpages de cheveux avec ma sœur.
  • Des chutes à cheval.
  • Mais aussi de merveilleux souvenirs avec mes grands-parents maternelles. Nos fous rires avec mon grand-père quand nous le coiffions durant des heures avec ma sœur. Un grand-père aimant très calme, posé, gentil ! Quand il nous amenait au cinéma le mercredi, l’odeur des pop-corn… Les vacances dans le sud avec eux, la bonne cuisine de ma grand-mère, les poules dans leur poulailler, les pipos en bois, les carottes encore chaudes prisent dans la terre et mangées directement.
    Le travaille de la ferme, enlever les plumes des poules en les trempant dans un sceau d’eau chaude (horrible odeur), le lapin auquel nous enlevions « son pyjama » sa peau, l’agneau auquel nous donnions le biberon car il ne voulait pas téter sa mère…
  • Et puis la maladie de mon grand-père, la course dans les champs pour le chercher car il avait disparu, la sensation de perdre pied quand je le retrouve allongé dans un pré. La peur de le perdre à nouveau quand il chute dans la « ferme » et que j’étais seule avec lui.
    Sa maladie, longue, douloureuse et silencieuse, sa mort à l’hôpital, son enterrement ! Je l’aimais très fort mon pépé…

Pour que ma fille se souvienne, je la pousse à me raconter ce qu’elle a fait la journée, à me dessiner ce qu’elle a vu quand on l’a amené au musée ou en vacances ! Je veux qu’elle fasse l’effort de se souvenir. Parfois elle me parle de notre appartement dans lequel nous n’avons vécu qu’une année, elle me dit qu’elle l’a adoré (pourtant il était horrible).

On regarde beaucoup les photos et je lui raconte l’histoire qui va avec, elle adore !

Quand je vois mes filles rires aux éclats, j’ai envie qu’elles se souviennent de ces moments de joie que nous partageons ! J’ai envie de laisser une trace dans leur petit cerveau…

Photo prise sur Laeti’s playground

Le petit débardeur violet

Il y a des vêtements dont on a du mal a se séparer, des vêtements qui ont une histoire, une histoire qui nous touche.

Moi, c’est mon petit débardeur violet. Je n’arrive ni à m’en séparer, ni à le porter comme s’il était trop précieux à mes yeux. Ce débardeur c’est celui que j’avais le jour de la naissance de La Sauterelle. Je me souviens de cette nuit à l’attendre en souffrance à tourner en rond dans ma chambre. Ce moment unique quand je l’ai découvert pour la première fois.

Dés que je l’ai sous les yeux il me transporte en février 2009, il me fait esquisser un sourire. Je ne pensais pas être aussi attachée à un vêtement. Je ne pourrais pas le voir porter par quelqu’un d’autre, cela m’arracherai le cœur de le donner.

Alors il reste là dans mon tiroir sous les autres débardeurs, il attend sagement qu’un jour il puisse être à nouveau porté.

92 jours, 2208 heures qu’elle m’a quitté

Zébulonne a décidé de quitter mon corps, ce petit nid si douillet et chaud il y a maintenant 3 mois.

3 mois que mon ventre est vide et que mes bras sont remplis de ce petit bout de femme.

Elle est totalement différente à ce que je m’étais imaginée. Je pensais avoir la même que la Sauterelle ! C’est tout le contraire.

  • C’est une petite morfale qui boit ses bib’ doucement mais sûrement (elle vomit même pas)
  • C’est une dormeuse qui a fait ses nuits à 2 mois, elle se couche à 20h30 et se réveille à 8h30 (pas un bruit dans la nuit)
  • C’est une gamine patiente qui attend gentiment que j’ai terminé avec sa grande sœur pour enfin m’occuper d’elle
  • C’est une sérieuse qui décroche un sourire si je fais des grimaces de dingue, de guilis, des bisous. Elle ne rigole pas pour rien !
  • Elle s’éclate dans son parc mais déteste que je la mette sur le ventre (c’est une feignasse)
  • Elle a une odeur bien à elle que j’adore.
  • Elle a des cheveux de fou que je n’arrive pas à coiffer.
  • Elle roucoule et fait des Arheuuuuuuu qui parfois la surprennent.

JE L’AIME MA Zébulonne !